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HISTOIRE

Au XIe siècle, après la dislocation de l’empire du Wagadou, également appelé empire du Ghana, les différentes familles qui le composaient se dispersèrent aux quatre coins de l’Afrique. C’est ainsi que les familles Sakho et Bomou s’implantèrent dans la partie orientale du Sénégal, où elles auraient fondé le village de Diawara.

Les Sakho et les Bomou furent ensuite rejoints par les familles Bâ et Koïta. Ces quatre familles auraient constitué les premières populations de Diawara. Selon certaines sources orales, les familles Réla, Wodou et Ganessi feraient également partie des premiers habitants du village.

Les Sakho demeurent, jusqu’à aujourd’hui, les seuls détenteurs du titre de « chef de village ». L’hospitalité, le partage et l’ouverture aux autres ont toujours été des valeurs emblématiques de Diawara. Grâce à cet esprit d’accueil, le village compte aujourd’hui plusieurs familles d’origines diverses. Sa population actuelle serait estimée à environ 15 000 habitants.

NB : Ces informations proviennent de traditions orales, dont il existe plusieurs versions. Nous avons tenté de regrouper les éléments communs de différentes sources afin d’offrir à nos visiteurs un bref aperçu de l’histoire de Diawara.

GÉOGRAPHIE

Diawara est une ville du Sénégal oriental, située sur la rive gauche de la haute vallée du fleuve Sénégal.

Ce qui confère à Diawara toute son importance, c’est sa position géographique stratégique. Grâce à sa frontière avec la Mauritanie et à sa proximité avec le Mali, la ville bénéficie d’une ouverture favorisant des échanges socioculturels riches et diversifiés. Cette situation fait de Diawara un véritable creuset d’intégration sous-régionale ainsi qu’une vitrine du Sénégal auprès de ses pays voisins. D’ailleurs, la ville a été érigée en commune en 2002. Elle est rattachée au département de Bakel, dans la région de Tambacounda.

La localité bénéficie d’un climat sahélo-soudanien, marqué par deux grandes saisons : la saison sèche et la saison des pluies.

La saison sèche se subdivise en deux périodes :

  • une saison sèche et fraîche (de novembre à février), durant laquelle les températures restent relativement modérées et dépassent rarement les 30 °C ;

  • une saison sèche et chaude (de mars à juin), caractérisée par de fortes chaleurs et par le souffle de l’harmattan, un vent chaud et sec venant de l’Est. Les températures peuvent alors atteindre 45 °C.

La saison des pluies, qui s’étend de la mi-juin à octobre, est marquée par d’importantes précipitations et de fortes averses orageuses prenant parfois l’allure de tornades. Bien que les températures baissent légèrement durant cette période, le soleil demeure très présent.

À l’instar des autres localités de la vallée du fleuve Sénégal, Diawara se caractérise par un relief relativement plat. La région présente de vastes étendues de surfaces planes. Toutefois, on y observe quelques dunes ainsi que de petites buttes dans la partie non inondable de la vallée, appelée le Diéri, tandis que les zones inondables, appelées le Walo, présentent un relief légèrement plus élevé.

La zone est également marquée par la présence de nombreuses collines, dont la plus connue est celle de « Diomboro N’Guidé ». Selon la tradition orale, cette colline aurait été le premier site d’installation des Diawaranko avant leur implantation sur la rive gauche du fleuve Sénégal.

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